Le mot de...

Christelle SALAZAR,

Responsable du pôle Instruction / Information - Transitions Pro Normandie

Le dispositif démissionnaire est en place depuis novembre, a-t-on ressenti un vrai engouement de la part des salariés ?

Ce dispositif était très attendu. Dès le mois de janvier 2019, nous recevions déjà des demandes pour des projets de création / reprise d’entreprise.

Quels sont les premiers retours ?

Notre réactivité a été saluée par les salariés. Cependant, la lourdeur de la procédure a été pointée du doigt. Beaucoup s’attendaient à une simple formalité de dépôt de dossier à la CPIR alors qu’un entretien avec un CEP est obligatoire. Certains ont même démissionné avant même de rencontrer un CEP. Cela est dû à une mauvaise communication sur le sujet par les médias et aussi à un site du gouvernement sur lequel il est difficile de trouver facilement l’information.

Comment les salariés peuvent se saisir de ce nouveau droit ?

C’est une avancée pour les salariés, mais à mon sens elle doit être envisagée comme une solution alternative. Le dispositif démissionnaire peut correspondre à une demande, notamment lorsque le salarié ne trouve pas d’accord avec son employeur et se voit contraint de démissionner. Contrairement au système actuel, il recevra des indemnités et des aides en tant que demandeur d’emploi.

Quel rôle va jouer Transitions Pro dans ce dispositif ?

Transitions Pro va venir évaluer le caractère réel et sérieux du projet. Une commission se réunit pour s’assurer de la cohérence du projet au regard des actions réalisées par le salarié, des documents fournis, de l’état d’avancement du projet, et des perspectives de reclassement au travail à court ou moyen terme pour un projet de reconversion avec formation.